jeudi 2 mai 2013

Bram Van Welde

La peinture c'est un oeil aveuglé. Un oeil qui voit ce qui l'aveugle. Bram Van Weld


à propos de Bram van welde
par Charles Juliet

A force d'échecs, de découragements, d'exaspération, à force d'écoeurement à devoir agoniser dans l'aride, loin du lénifiant murmure de la source, et alors qu'il a fini par acquérir une indispensable connaissance de lui-même, l'être n'a plus la force de mener son combat. L'élan tombe, la volonté s'émousse et progressivement, il se résigne à ne plus rien tenter, à ne plus désirer de forcer la vie. Et parce qu'il s'abandonne, renonce définitivement, consent pour ainsi dire à disparaître, à entrer dans la mort -- le moi harassé n'intervenant plus et déposant les armes-- il découvre soudain avec effarement que cette vie qu'il s'était acharné à arracher à ce qui lui résistait, dormait en lui, qu'elle s'éveille et débonde ses eaux et le fertilise.